Redressement des projets et des programmes
Un programme en difficulté n’est pas nécessairement un programme condamné.
Un programme en difficulté n’est pas nécessairement un programme condamné. Retards, dérives budgétaires, faiblesses de gouvernance ou perte de confiance peuvent parfois être corrigés lorsque les causes sont identifiées suffisamment tôt.
La difficulté consiste à distinguer ce qui relève d’un ajustement maîtrisable de ce qui exige une remise en cause plus profonde de la trajectoire initiale.
L’AIGDD établit cette lecture critique, sécurise les priorités et construit les conditions d’une relance, d’un redressement ou, lorsque cela s’impose, d’une réorientation de l’intervention.
Diagnostic et sécurisation
L’analyse porte sur les causes réelles de contre-performance : gouvernance, planification, responsabilités, ressources, risques, engagements contractuels, coordination ou qualité du suivi. Les priorités critiques sont identifiées afin de contenir les dérives, protéger les acquis et rétablir les conditions minimales de maîtrise du projet.
Plan de redressement
Le redressement repose sur une trajectoire réaliste, construite à partir des capacités disponibles et des contraintes constatées. Elle précise les mesures correctives, les responsabilités, les échéances, les risques à traiter et les points de contrôle nécessaires pour remettre l’intervention sous pilotage.
Relance ou réorientation
Lorsque les conditions de poursuite sont réunies, le projet est remis sur une trajectoire d’exécution stabilisée. Si les constats montrent que les objectifs, le périmètre ou les modalités initiales ne sont plus soutenables, une réorientation est proposée afin de préserver la pertinence de l’intervention et l’utilisation responsable des ressources.
La trajectoire retenue fait ensuite l’objet d’un suivi rapproché, fondé sur des points de contrôle, des alertes et la vérification régulière des mesures correctives engagées.